Guide d'interprétation des entités géographiques :

Esker


7. Exemples

7.1 Photographies de terrain

Esker à proximité de la rivière Foucault, à Salluit, nord du Québec
Source : Centre collégial de développement de matériel didactique, photo no 6432

Figure 2 : Esker à proximité de la rivière Foucault, à Salluit, nord du Québec

 

Esker à l'île du Roi Guillaume, district de Franklin, Territoires du Nord-Ouest
Source : Prest, 1983, p. 94

Figure 3 : Esker à l'île du Roi Guillaume, district de Franklin, Territoires du Nord-Ouest

 

7.2 Photographies aériennes obliques ou verticales

Vue oblique d'un esker près du lac du Sauvage, Territoires du Nord-Ouest
Source : Commission géologique du Canada, Paysage canadien, photo no 2001-200, 64°40'-109°55', carte 77 C/12

Figure 4 : Vue oblique d'un esker près du lac du Sauvage, Territoires du Nord-Ouest

 

Vue oblique d'un esker, sous couvert de neige, près de la centrale LG-4, Baie-Jamest
Source : Centre collégial de développement didactique, photo no 16143

Figure 5 : Vue oblique d'un esker, sous couvert de neige, près de la centrale LG-4, Baie-James

 

Vue oblique d'un esker près du lac Boyd, Territoires du Nord-Ouest
Source : Ministère des ressources naturelles du Canada, T.S.C.A.P. no 48, photo A2711-94, 61o25'-103o20', carte 65 E

Figure 6 : Vue oblique d'un esker près du lac Boyd, Territoires du Nord-Ouest

 

Vue verticale d'un esker dans le lac Hogarth, Territoires du Nord-Ouest.
Source : Ministère des ressources naturelles du Canada, T.S.C.A.P. no 17, photo A12860-286, échelle originale 1 : 40 000, 60°27'-100°03', carte 65 C/8

Figure 7 : Vue verticale d'un esker dans le lac Hogarth, Territoires du Nord-Ouest.

L'esker (A) est perpendiculaire aux moraines de Roëgen (B). Des portions de l'esker (C) pourraient être confondues avec des crêtes morainiques.

 

Vue verticale d'un esker près du lac de Thury, Nord du Québec.
Source : Ministère des ressources naturelles du Canada, T.S.C.A.P. no 108, photo A13844-75, échelle originale 1 : 40 000, 59°48'-70°35', carte 24 M/15

Figure 8 : Vue verticale d'un esker près du lac de Thury, Nord du Québec.

On peut remarquer des renflements et même un dédoublement de la crête. On remarque aussi que l'orientation de l'esker (A) se rapproche de celle du champ de drumlins (B), significatif du sens de l'écoulement glaciaire.

 

Figure 9A
Figure 9A
Source : Ministère des ressources naturelles du Canada, photo, T.S.C.A.P. no 120, photo A15046-132, échelle originale 1 : 70 000, 54°50'-123°30', carte 93 J/12 et 13

Figure 9B
Figure 9B
Source : Ministère des ressources naturelles du Canada, cartes 93 J/12 et 13 (échelle originale 1 : 50 000)

Figure 9 : Vue verticale d'un esker ramifié dans la région du lac Salmon en Colombie-Britannique.

L'esker est légèrement oblique à l'orientation des drumelins qui indiquent un écoulement glaciaire vers le sud-ouest. L'esker est suffisamment imposant, que même sans la symbolisation, il est identifiable par l'allure des courbes de niveau sur la carte. Sur la photographie, l'éclairage oblique le met en relief.

 

Figure 10A
Figure 10A
Source : Ministère des ressources naturelles du Québec, photo Q86526-5, échelle originale 1 : 30 000, 45°20'-71°44', carte 21 E/5

Figure 10B
Figure 10B
Ministère des ressources naturelles du Canada, carte topographique 21 E/5 (Échelle originale 1 : 50 000)

Figure 10 : Vue verticale d'un esker, partiellement exploité, en milieu humanisé, à Martinville au sud du Québec.

L'esker de Martinville est suffisamment haut pour être identifiable avec les courbes de niveau sur la carte.

 

7.3 Imagerie satellitaire

À titre d'exemple, deux images d'eskers d'apparence différente dans des milieux différents sont présentées. Sur la première image (Figure 11), on trouve un esker de milieux à faible couvert forestier présenté sur la Figure 9. Sur la deuxième image (Figure 12), on trouve un esker de milieux à fort couvert forestier. Pour fin de comparaison, nous avons retenu les mêmes bandes et combinaisons de bandes pour les deux exemples.

Dans le cas de l'esker du lac Salmon, la faible densité de la végétation et l'éclairage oblique, font bien ressortir la sinuosité de la forme, et ce dans presque toutes les bandes ou combinaisons de bandes. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec les bandes ou combinaisons de bandes illustrées à la Figure 11. Cependant, certaines surfaces allongées, telles les berges de cours d'eau, peuvent être confondues avec l'esker. En effet, l'éclairage oblique et la faible densité de végétation de ces surfaces orientées vers le sud-ouest, leur donnent la même apparence. On trouve un bon exemple de cette situation avec le versant parallèle à l'esker, localisé au nord-ouest de la série de plans d'eau au centre de l'image. La confusion est particulièrement visible sur les images B, C et D de la Figure 11, mais atténuée sur l'image A. C'est une des raisons qui a amené le choix de la combinaison de bandes 3-2-1 comme meilleur moyen d'identification.

L'esker de Martinville, occupe plus d'un kilomètre de longueur et mérite d'être cartographié. Par contre, il n'apparaît clairement dans aucune bande ou combinaison de bandes. En effet, le fort couvert forestier, l'absence d'éclairage favorable et la forte fragmentation du milieu humanisé environnant limitent considérablement son repérage et sa délimitation. S'il n'était pas déjà représenté sur la carte topographique (Figure 10), il aurait été presque impossible de le distinguer, et ce même si le couvert forestier est différent de celui du milieu environnant. La comparaison avec la carte topographique montre que la partie de l'esker située entre la rivière et le chemin de fer est en exploitation.

Ces deux exemples montrent qu'il n'existe pas de cheminement unique pour distinguer les eskers du milieu environnant. Le choix du cheminement dépend entre autres du type de milieu, de la disposition de la forme, de la taille de la forme et de l'éclairage. Dans de nombreux cas, la seule façon de distinguer certains eskers est par la vision stéréoscopique.

Figure 11A
Figure 11A
A) Combinaison des bandes 3-2-1

Figure 11B
Figure 11B
B) Bande 7

Figure 11C
Figure 11C
C) Combinaison des bandes 4-3-2

Figure 11D
Figure 11D
D) Combinaison des bandes 5-7-3

Figure 11 : Image ETM+ de l'esker de la région du lac Salmon en Colombie-Britannique

 

Figure 12A
Figure 12A
A) Combinaison des bandes 3-2-1

Figure 12B
Figure 12B
B) Bande 7

Figure 12C
Figure 12C
C) Combinaison des bandes 4-3-2

Figure 12D
Figure 12D
D) Combinaison des bandes 5-7-3

Figure 12 : Image ETM+ de l'esker de Martinville au sud du Québec